Vent de poesie

Laissez chanter votre ame

27-04-2009

Deux générations (Rebelle - Chrisss)

Je suis née un printemps des années soixante dix
Au temps des libertés qui règne en Paris
L’esprit des seventies et nouveaux sons émis
MOUVEMENT LIBERATION, et FEMMES Réunies

"ELLE" est comme ma fille, j’avais 31 ans.
Il y avait dix piges que j'étais plus marin.
J'avais déjà cinq "bouches «qui me bouffaient les sangs.
Syndicaliste extrême, je me pensais malin.

J’ai été éduqué aux respects des règles
Répondre il ne fallait, certes ne riposter
Famille modeste, une mère au foyer
Douce demoiselle, je n’étais espiègle

A l'époque, on forçait pour boucler le budget.
Père NOEL, souvent...se trompait de maison.
Et je buchais! Sans cesse, il manquait du pognon.
Je m'occupais du foot. Et mes mômes m'aimaient

J’aurais aimé danser,  sur le lac des cygnes

Mes parents ne pouvaient,  me payer cet écart

Non privée de manger,  lueur dans le regard

Dans les mauvais moments, ils sont restés dignes

De plus en plus gauchiste, prétextant 68

Je militais sans cesse, à grand coups de matraque

J’avais perdu un œil dans l’usine patraque

Mais je devenais chef, je gagnais bien ma vie

J’écrivais les lignes de l’adolescence
Les heures fébriles de mon premier amour
Je rêvais du futur, mes études en cours
D’une vie tranquille coulant sans nuisance

Et puis vint la période des livres publies.
Des expos réussies, des choses en fer forgé.
J'avais la boulimie de trop vouloir créer.
Les restaurants du cœur, les personnes âgées...

Je les ai rencontrés,  les premières promesses

Une alliance ratée mais le plus grand bonheur

De bercer des enfants, tout contre son cœur

Censurer à la vie,  les années  sont traitresses

Et puis, j’entrais dans l'âge d'un ancien militant.
Et me voila Grand père de DIX HUIT NONS VOTANTS.
Ils se foutent de moi: «PAPY, c’est le printemps!""
"Laisse le syndicat...les grevés...c'était avant.""

Et je lis tes écrits,  tes grands coups de gueule

Les narrateurs des temps, qui dressent le bilan

Et deux générations conversent sur écran

La source d’intérêt,  l’humanité seule.

Et me voila ici, entouré de "mes pairs",
Vous voyez, c’est tout simple! Nos vies coulent, passions,
Il n'y a pas de quoi foutre sa vie en l'air...
Vous avez devant vous les deux générations.

Posté par Chrisss à 08:15 - Poémes en duo - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

C'est bien vrai tout ça!

Posté par Didier Massé, 29-04-2009 à 10:35

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